Pages

Affichage des articles dont le libellé est A méditer. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est A méditer. Afficher tous les articles

Une parole circule...




 
Je te souhaite mon ami(e) pour cette année nouvelle,
D'apprendre à aimer encore davantage la vie.

De l'aimer à travers ses hauts et ses bas,
Ses moments agréables et ses moments plus difficiles.

De l'aimer pour les joies qu'elle t'offre,
Mais aussi pour les chagrins qu'elle t'invite à traverser.

De l'aimer dans sa lumière et dans ses ténèbres,
Dans l'évidence et dans le doute.

De l'aimer dans l'émerveillement des naissances,
Comme dans la douleur des départs.

Je te souhaite de découvrir que de grandes joies
Peuvent jaillir après des peines profondes.

Que les plus belles lumières surgissent
Des nuits les plus noires.

Que sans expérience du malheur,
Tu n'aurais aucune conscience du bonheur.

Je te souhaite mon ami(e) d'aimer la vie, toute la vie, et pas
Simplement lorsqu'elle te semble le plus favorable.

Regarde la comme un tout indivisible.

Et tu découvriras alors que le secret du bonheur véritable
N'est autre qu'un amour inconditionnel de la vie.


Frederic Lenoir

Il était une fois trois arbres...





Il était une fois, sur une montagne,
Trois arbres qui partageaient leurs rêves et leurs espoirs.
Le premier dit : « Je voudrais être un coffre au trésor, richement décoré, rempli d'or et de pierres précieuses. Ainsi tout le monde verrait ma beauté ».
Le deuxième arbre s’écria : « Un jour, je serai un bateau solide et puissant, et je transporterai les reines et les rois à l'autre bout du monde.
Tout le monde se sentira en sécurité à mon bord ».
Le troisième arbre dit : « Je veux devenir le plus grand et le plus fort des arbres de la forêt. Les gens me verront au sommet de la colline, ils penseront au ciel et à Dieu, et à ma proximité avec eux ; je serai le plus grand arbre de tous les temps, et les gens ne m’oublieront jamais ».
Les trois arbres prièrent pendant plusieurs années pour que leurs rêves se réalisent.
Et un jour, survinrent trois bûcherons. L'un d'eux s’approcha du premier arbre et dit : « Cet arbre m’a l’air solide, je pourrais le vendre à un charpentier ». Et il lui donna un premier coup de hache. L’arbre était content, parce qu’il était sûr que le charpentier le transformerait en coffre au trésor.
Le second bûcheron dit en voyant le second arbre : « Cet arbre m’a l’air solide et fort, je devrais pouvoir le vendre au constructeur de bateaux ». Le second arbre se réjouissait de pouvoir bientôt commencer sa carrière sur les océans.
Lorsque les bûcherons s’approchèrent du troisième arbre, celui-ci fut effrayé, car il savait que si on le coupait, ses rêves de grandeur seraient réduits à néant. L’un des bûcherons s’écria alors : « Je n’ai pas besoin d’un arbre spécial, alors, je vais prendre celui-là ». Et le troisième arbre tomba.
Lorsque le premier arbre arriva chez le charpentier, il fut transformé en une simple mangeoire pour les animaux. On l’installa dans une étable et on le remplit de foin. Ce n’était pas du tout la réponse à sa prière.
Le second arbre qui rêvait de transporter des rois sur les océans fut transformé en barque de pêche. Ses rêves de puissance s’évanouirent.
Le troisième arbre fut débité en larges pièces de bois, et abandonné dans un coin.
Les années passèrent et les arbres oublièrent leurs rêves passés.
Puis un jour, un homme et une femme arrivèrent à l’étable. La jeune femme donna naissance à un bébé et le couple l’installa dans la mangeoire qui avait été fabriquée avec le premier arbre.
L’homme aurait voulu offrir un berceau pour le bébé, mais cette mangeoire ferait l’affaire.
L’arbre comprit alors l’importance de l’événement qu’il était en train de vivre, et sut qu’il contenait le trésor le plus précieux de tous les temps.
Des années plus tard, un groupe d’hommes monta dans la barque fabriquée avec le bois du second arbre ; l’un d’eux était fatigué et s’endormit.
Une tempête terrible se leva, et l’arbre craignit de ne pas être assez fort pour garder tout son équipage en sécurité. Les hommes réveillèrent alors celui qui s’était endormi ;
il se leva et dit : « Paix! » Et la tempête s’arrêta. À ce moment, l’arbre sut qu’il avait transporté le Roi des rois.
Enfin, quelqu’un alla chercher le troisième arbre oublié dans un coin ; il fut transporté à travers les rues, et l’homme qui le portait se faisait insulter par la foule.
Cet homme fut cloué sur les pièces de bois élevées en croix ,et mourut au sommet de la colline. Lorsque le dimanche arriva,l’arbre réalisa qu’il avait été assez fort pour se tenir au sommet de la colline et être aussi proche de Dieu que possible, car Jésus avait été crucifié à son bois.
Chacun des trois arbres a eu ce dont il rêvait, mais d’une manière différente, de ce qu’ils imaginaient.
Nous ne savons pas quels sont les plans de Dieu pour nous,
Nous savons simplement que ses voies ne sont pas nôtres,
mais qu’elles sont toujours meilleures si nous nous remettons à lui.


Source http://oraney.blogspot.fr/

Rappelle Toi






Rappelle Toi...


Que si un rien fait souffrir, un rien aussi fait plaisir...

Que tu peux être semeur d'optimisme, de courage, de confiance...

Que ta bonne humeur peut égayer la vie des autres...

Que tu peux, en tout temps, dire un mot aimable...

Que ton sourire non seulement t'enjolive, mais qu'il embellit l'existence de ceux qui t'approchent...

Que tu as des mains pour donner

Et un coeur pour pardonner...


Thomas Merton
(1915-1968)


(Source http://oraney.blogspot.fr)

Ton Nouveau Jour






Peu importe si hier n'a pas été
Tout ce qu'il aurait pu être.

Hier est terminé et parti,
Et tu ne peux rien y faire.

En ce qui concerne aujourd'hui,
C’est une chose complètement différente ;

Aujourd'hui s'étend devant toi,
intact et immaculé,

et il ne tient qu'à toi d'en faire
Le jour le plus merveilleux qui soit.

Comment commences-tu chaque jour ?

Souviens-toi :

Cela ne concerne personne d'autre.

C'est quelque chose que toi
Et toi seul dois choisir d'accomplir.

Essaie de commencer la journée dans la paix
et la satisfaction intérieure,

En prenant du temps pour être tranquille
et pour permettre à cette paix

De t'emplir et de t'envelopper.

Ne te rue pas dans la journée
Sans préparation et sans harmonie.

Si tu le fais,
il est facile de garder avec toi

Cet état d'esprit au cours de la journée,

et de lui permettre ainsi de toucher
la totalité de la journée

Ainsi que toutes les âmes que tu côtoies.

Il dépend de toi de choisir
ce que ce jour sera

et de le manifester tel

Pourquoi ne pas choisir dès maintenant ?



Extraits de « La Petite Voix » — Méditations —

Eileen Caddy

(Source : http://oraney.blogspot.fr)

Sourire à la Vie







Quand une porte se ferme, une autre s’ouvre.

Attends-toi à ce que cette nouvelle porte
Révèle des merveilles, des splendeurs

Et des surprises encore plus grandes !

Attends-toi toujours à ce que chaque situation
Produise le meilleur,

Et vois le meilleur sortir de chacune d’elles.

Ne sois jamais déprimé ou découragé
Lorsque tu vois une porte se fermer devant toi.

Sache simplement que toutes choses
Travaillent ensemble pour le bien des âmes

Qui M’aiment Vraiment
Et Me mettent au premier plan.

Sens-toi grandir et t’étendre
Alors que tu traverses chaque expérience,

Et que tu en cherches la raison.

Apprends par elle,
Et sois déterminé à ne jamais faire

La même erreur deux fois.

Si tu as fait ce qui semble être une erreur,
Si tu ne la laisses pas t’abattre,

Beaucoup peut en sortir.

Toute ton attitude envers la vie est très importante ;
Par conséquent, rends-toi compte

Que la vie est ce que tu en fais.

Fais-en une vie joyeuse,
Passionnante où n’importe quoi

Peut arriver à tout moment
Parce que tu fais Ma volonté !


Extraits de « La Petite Voix » — Méditations —

Eileen Caddy

 
(Source : http://oraney.blogspot.fr)

Lorsque tu aimes...







Lorsque tu aimes, que ce soit de tout ton cœur.

Ne crains jamais de montrer ton amour.

Que ton amour soit comme un livre ouvert que toutes les âmes puissent lire.

C'est la chose la plus merveilleuse au monde,
alors laisse cet amour divin au-dedans de toi couler librement.

L'amour n'est pas aveugle, mais il voit le meilleur chez l'être aimé,
et ainsi il fait émerger le meilleur.

Ne choisis jamais qui tu vas aimer.

Garde simplement ton cœur ouvert, et fais couler sans cesse,
l'amour de la même manière vers toutes les âmes,

Faire ainsi est aimer de Mon amour divin.

Il est comme le soleil, et brille sur tous sans distinction.

L'amour ne devrait jamais être ouvert ou fermé comme un robinet.

L'amour n'est jamais exclusif, jamais possessif.

Plus tu es désireux de le partager, plus il devient grand.

Retiens-le et tu le perdras.

Laisse-le aller, et il te revient multiplié par mille,
et devient une joie et une bénédiction, pour tous ceux qui le partagent.



Eileen Caddy.

(Source : http://oraney.blogspot.com)

Le vent de l'oubli







Dans le désert, deux amis qui marchaient se querellèrent,
L’un d’eux donna une gifle à l’autre.

Ce dernier, sans rien dire, écrivit dans le sable :
Aujourd’hui, mon meilleur ami m’a donné une gifle.

Ils continuèrent à marcher, et trouvèrent une oasis,
Dans laquelle ils décidèrent de se baigner.

Celui, qui avait été giflé, manqua de se noyer, et son ami le sauva.

Quand il se fut repris, il grava sur une pierre
Aujourd’hui, mon meilleur ami m’a sauvé la vie.

Celui qui avait donné la gifle, puis sauvé son ami lui demanda :
Quand je t’ai blessé, tu as écrit dans le sable,
Et maintenant tu as écrit dans la pierre.
Pourquoi ?

L’autre répondit :

Quand quelqu’un nous blesse, nous devons l’écrire dans le sable,
Où le vent de l’oubli l’effacera.

Mais quand quelqu’un fait quelque chose de bien pour nous,
Nous devons le graver dans la pierre,

Où rien ne peut l’effacer.

Auteur inconnu.


Texte proposé par Oraney http://oraney.blogspot.com

En parlant de Paix ...






Pour vraiment toucher les choses, il est important d'être pleinement conscient.

Quand vous vous lavez le visage le matin, vous pouvez parfois vous toucher les yeux sans en être vraiment conscient. Vous pensez peut-être à autre chose.

Mais si vous vous laviez le visage avec toute votre attention, vous seriez conscient que vous avez des yeux pour voir, que l'eau du robinet provient en fait d'une source, et votre action serait beaucoup plus profonde.

Quand vous vous touchez les yeux, vous pouvez vous dire : « J'inspire, et je suis conscient de mes yeux. J'expire, et je souris à mes yeux. »

Nous accordons tellement d'attention à ce qui ne va pas que nous en oublions de voir ce qui est beau et vivifiant.

Nos yeux sont là pour nous donner des forces et nous apporter la guérison et la paix, mais nous prenons rarement le temps de les apprécier.

Quand nous savons toucher nos yeux avec pleine conscience, nous comprenons qu'ils sont des joyaux essentiels à notre bonheur.

Le vœu le plus cher de ceux qui ont perdu la vue n'est-il pas de voir à nouveau ?

Nous qui voyons, il nous suffit d'ouvrir les yeux pour voir toutes ces formes et ces couleurs - le ciel bleu, les collines, les arbres, les nuages, les rivières, les enfants, les papillons.

Assis, simplement là à regarder, nous pouvons être extrêmement heureux.

Même si nous considérons la plupart du temps que cela va de soi, voir est un miracle qui peut suffire à notre bonheur.

Le petit exercice décrit plus haut - J'inspire, et je suis conscient de mes yeux. J'expire, et je souris à mes yeux - nous permet de toucher réellement la paix et la joie.

Nous pouvons faire la même chose avec notre cœur : « J'inspire, et je suis conscient de mon cœur. J'expire, et je souris à mon cœur. »

Cet exercice nous aide à comprendre combien notre cœur a travaillé dur, jour et nuit, pendant des années pour nous maintenir en vie.

Notre cœur pompe des milliers de litres de sang chaque jour, sans jamais s'arrêter. Même lorsque nous dormons, ii continue à travailler pour nous apporter paix et bien-être.

Notre cœur est un élément de paix et de joie, mais nous  ne pensons ni à le toucher ni à l'apprécier.

Nous faisons du mal à notre cœur en ne touchant que ce qui nous fait souffrir, nos soucis et nos émotions fortes et ce que nous buvons et mangeons.

Et agissant de la sorte, nous faisons du tort à notre propre paix et à notre propre joie.

Quand nous inspirons en étant conscients de notre cœur et expirons en lui souriant, nous nous illuminons. Nous voyons notre cœur comme nous ne l’avions encore jamais vu.

Lorsque nous lui sourions, nous le massons avec compassion.

Et pour le garder en bonne santé, nous devons le nourrir correctement et lui éviter les soucis inutiles.

Cette méditation est une méditation d'amour.

Nos yeux nous appartiennent. Notre cœur nous appartient. Notre foie nous appartient. Si nous ne pouvons pas aimer notre propre cœur et notre propre foie, comment pourrions-nous aimer quelqu'un d'autre ?

Pratiquer l'amour consiste avant tout à pratiquer l'amour envers soi-même, en prenant soin de son corps, de son cœur, de son foie...

Nous nous touchons ainsi avec amour et compassion.

Lorsque nous avons une rage de dents, nous savons combien le fait de ne pas avoir mal aux dents est appréciable. « J'inspire, et je suis conscient de ne pas avoir mal aux dents. J'expire, et je souris à mon absence de mal de dents. » Nous pouvons toucher notre absence de mal de dents en pleine conscience.

Quand nous avons de l'asthme ou simplement le nez bouché, nous pouvons à peine respirer. À ce moment-là, nous comprenons à quel point il est merveilleux de respirer librement.

Chaque jour, nous touchons ce qui ne va pas et notre santé ne fait que faiblir.

C'est pour cela que nous devons apprendre à toucher ce qui va bien - à l'intérieur et à l'extérieur de nous.

Lorsque nous sommes en contact avec nos yeux, notre cœur, notre foie, notre respiration et notre absence de mal de dents, et que nous savons vraiment les apprécier, nous constatons que les conditions nécessaires à la paix et au bonheur sont déjà présentes.

Lorsque nous touchons la terre de nos pieds, lorsque nous prenons le thé avec des amis dans la pleine conscience, nous pouvons nous guérir et apporter cette guérison à la société.

Plus nous avons souffert dans le passé, plus nous avons la capacité de nous guérir. Nous pouvons apprendre à transformer notre souffrance en une compréhension qui aidera nos amis et la société.

Nous n'avons pas besoin de mourir pour entrer au Royaume du Paradis. Nous avons simplement besoin d'être pleinement vivants.

Lorsque nous inspirons et expirons en serrant un arbre dans nos bras, nous sommes au Paradis.

Lorsque nous prenons une respiration en étant conscients de nos yeux, de notre cœur, de notre foie et de notre absence de mal de dents, nous sommes immédiatement transportés au Paradis.

La paix est accessible ; il nous suffit simplement de la toucher.

En étant vraiment vivants nous voyons que l'arbre fait partie du Paradis et que nous en faisons nous aussi partie.

Tout l'univers conspire pour nous faire cette révélation, mais nous sommes si peu conscients que nous consacrons notre énergie à couper les arbres.

Si nous voulons entrer au Paradis sur Terre, il nous faut simplement marcher et respirer consciemment.

Lorsque nous touchons la paix, tout devient réel. Nous devenons nous-mêmes pleinement vivants, dans l'instant présent.

Alors, l'arbre, notre enfant et toutes choses se révèlent à nous dans leur pleine splendeur.

« Le Miracle Est De Marcher Sur Terre », Affirmait Le Maître Zen Lin Chi.

Le miracle n'est pas de marcher dans l'air ou sur l'eau, mais de marcher sur la Terre. La Terre est si belle. Nous sommes si beaux nous aussi.

Nous avons le droit de marcher en pleine conscience et de toucher la Terre, notre merveilleuse mère, à chaque pas.

Inutile de dire à nos amis : « Que la paix soit avec vous ! » La paix est déjà en eux. Nous pouvons simplement les aider à cultiver l'habitude de toucher la paix à chaque instant.


Extrait de « La Plénitude de l’instant »

Thich Nhat Hanh



                                              Source : http://oraney.blogspot.com

En parlant du Bonheur




Le Bonheur Est Permanent En Toi, Il Est Ton Essence, Ton État Naturel, De Même Que L’amour Est Ton Essence.

Ce qui te fait souffrir, c’est l’attachement aux sentiments, aux choses, aux personnes ».

Personne ne peut te rendre malheureux si tu es capable de comprendre le motif des réactions d’autrui.

Le fait qui te contrarie est extérieur à toi.

Tu n’en es pas maître, pas plus qu’il n’est maître de toi. Quand tu te fâches et tu souffres, c’est parce que tu acceptes qu’il te rende malheureux.

Mais sache-le une fois pour toutes : si personne ne peut faire ton bonheur, personne ne peut davantage faire ton malheur.

Le bonheur est l’une de tes forces et toi seul peux la développer ou la laisser sans effet.

Pour être heureux tu n’as rien à faire, rien à chercher, mais seulement à te défaire des idées fausses et des illusions qui t’empêchent de voir.

Si tu parviens à t’éveiller et à rester vigilant, tu peux découvrir les richesses et les chances qui te sont offertes chaque jour, les reconnaître et les appeler par leur nom.

Tu essaies d’obtenir le bonheur avec les moyens que la société t’a enseignés : satisfaction des désirs et des besoins que tu te crées.

Si quelque chose te devient difficile ou gênant, tu t’évades.

Ainsi, tu te caches derrière les bruits, la consommation, les illusions et tes misères, celles qui ensuite te font honte.

Nous avons été programmés pour être heureux ou malheureux selon le bouton sur lequel on appuie, celui de la louange ou celui de la critique.

C’est ce qui te déconcerte et te fait osciller d’un extrême à l’autre sans jamais trouver ton équilibre.


Extrait De « Libres Enfin ! »

Anthony De Mello



Source : http://oraney.blogspot.com

Partir



On part pour s'éloigner du lieu qui nous a vu naître
Et voir l'autre versant du matin.

On part à la recherche de nos naissances improbables.

Pour compléter nos alphabets.
Pour charger l'adieu de promesses.

Pour aller aussi loin que l'horizon, déchirant nos destins,
Éparpillant leurs pages avant de tomber quelquefois
Sur notre propre histoire dans d'autres livres.

On part vers des destinées inconnues.
Pour dire à ceux que nous avons croisés

Que nous reviendrons vers eux et que referons connaissance.

On part pour apprendre la langue des arbres qui, eux
Ne partent guère.

Pour lustrer le tintement des cloches dans les vallées saintes.
À la recherche de dieux plus miséricordieux.

Pour retirer aux étrangers le masque de l'exil.

Pour confier aux passants que nous sommes, nous aussi, des passants,
Et que notre séjour est éphémère dans la mémoire et dans l'oubli.

Loin des mères qui allument les cierges et réduisent la couche du temps
À chaque fois qu'elles lèvent les mains vers le Ciel.

On part pour ne point voir vieillir nos parents.
On part dans la distraction de vies gaspillées d'avance.

On part pour annoncer à ceux que nous aimons que nous aimons toujours,
que notre émerveillement est plus fort que la distance

Et que les exils sont aussi doux et frais que les patries.

On part pour que, de retour chez nous un jour,
Nous nous rendions compte que nous sommes des exilés de nature,
 Partout où nous sommes.

On part pour abolir la nuance entre air et air,
Eau et eau, Ciel et enfer.

Nous riant du temps, nous contemplons désormais l'immensité.

Devant nous, comme des enfants dissipés,
Les vagues sautillent pendant que la mer file va entre deux bateaux.

L'un en partance,
L’autre en papier dans la main d'un petit.

On part comme un clown qui s'en va de village en village,
Emmenant ses animaux qui donnent aux enfants
Leur première leçon d'ennui.

On part pour tromper la mort, la laissant nous poursuivre de lieu en lieu.
Et on continuera de faire ainsi jusqu'à nous perdre,

Jusqu'à ne plus nous retrouver nous-mêmes là où nous allons,
Afin que jamais personne ne nous retrouve.

Issa Makhlouf


Source : http://oraney.blogspot.com



Ma tristesse dans la nuit





Je peux écrire les vers les plus tristes cette nuit.

Écrire, par exemple : « La nuit est étoilée
et les astres d'azur tremblent dans le lointain. »

Le vent de la nuit tourne dans le ciel et chante.

Je puis écrire les vers les plus tristes cette nuit.
Je l'aimais, et parfois elle aussi elle m'aima.

Les nuits comme cette nuit, je l'avais entre mes bras.
Je l'embrassai tant de fois sous le ciel, ciel infini.

Elle m'aima, et parfois moi aussi je l'ai aimée.
Comment n'aimerait-on pas ses grands yeux fixes.

Je peux écrire les vers les plus tristes cette nuit.
Penser que je ne l'ai pas. Regretter l'avoir perdue.

Entendre la nuit immense, et plus immense sans elle.
Et le vers tombe dans l'âme comme la rosée dans l'herbe.

Qu'importe que mon amour n'ait pas pu la retenir.
La nuit est pleine d'étoiles, elle n'est pas avec moi.

Voilà tout. Au loin on chante. C'est au loin.
Et mon âme est mécontente parce que je l'ai perdue.

Comme pour la rapprocher, c'est mon regard qui la cherche.
Et mon coeur aussi la cherche, elle n'est pas avec moi.

Et c'est bien la même nuit qui blanchit les mêmes arbres.
Mais nous autres, ceux d'alors,
nous ne sommes plus les mêmes.

Je ne l'aime plus, c'est vrai.
Pourtant, combien je l'aimais.
Ma voix appelait le vent pour aller à son oreille.

A un autre.
A un autre elle sera.
Ainsi qu'avant mes baisers.
Avec sa voix, son corps clair.
Avec ses yeux infinis.

Je ne l'aime plus, c'est vrai,
Pourtant, peut-être je l'aime.

Il est si bref l'amour et l'oubli est si long.

C'était en des nuits pareilles,
je l'avais entre mes bras
Et mon âme est mécontente
Parce que je l'ai perdue.

Même si cette douleur
Est la dernière par elle
Et même si ce poème
Est les derniers vers pour elle.

Traduction : André Bonhomme — Jean Marcenac —


Pablo Neruda



Source : http://oraney.blogspot.com

Je prie pour que tu apparaisses



Je prie
Pour toi qui t'en es allé
Toi que je ne peux ni voir ni embrasser
Toi que j'aimais plus que la vie

Je prie
Pour que tu trouves la Juste Paix
Là où tu es

Je prie
Pour que ta pensée à jamais m'envahisse
Et me donne le sens précis des choses
Et des gens

Je prie
Pour que la souffrance que je ressens
Soit celle d'un commencement

Je prie
Pour que tu me donnes le courage de marcher encore
Et d'aller vers ceux qui ont besoin de moi

Je Prie
Pour que tu m'accompagnes
Et me montres le chemin

Je prie
Pour te donner la seule éternité qui vaille
Celle de l'Esprit
Et que tu sois en lui pour l'éternité de nos mémoires

Je prie
Pour que chacun dans ses prières se souvienne de toi
Et que, là où tu es, tu pries pour nous
Qui avons besoin de ta prière et de ta main

Je prie
Pour que tu apparaisses
Quand vient la nuit
Et que tu t'avances dans une gerbe de lumière

Je prie
Pour toi que j'aimais
Pour toi que j'aime


La prière de l'enfant — Extrait —Martin Gray


Source : http://oraney.blogspot.com


Entre ciel et terre...





"Certains poèmes nous conduisent en des lieux que nuls mots n'atteignent, nulle pensée, ils vous guident jusqu'à l'essence même, la vie s'immobilise l'espace d'un instant et devient belle, limpide de regrets ou de bonheur.

Il est des poèmes qui changent votre journée, votre nuit, votre vie.

Il en est qui vous mènent à l'oubli, vous oubliez votre tristesse, votre désespoir, votre vareuse, le froid s'approche de vous : touché! dit-il et vous voilà mort.

Celui qui meurt se transforme immédiatement en passé.

Peu importe combien il était important, combien il était bon, combien sa volonté de vivre était forte et combien l'existence était impensable sans lui : touché! dit la mort , alors, la vie s'évanouit en une fraction de seconde et la personne se transforme en passé.

Tout ce qui lui était attaché devient un souvenir que vous luttez pour conserver et c'est une trahison que d'oublier.

Oublier la manière dont elle buvait son café.

La manière dont elle riait.

Cette façon qu'elle avait de lever les yeux.

Et pourtant, pourtant, vous oubliez.

C'est la vie qui l'exige.

Vous oubliez lentement, mais sûrement, et la douleur peut-être telle qu'elle vous transperce le coeur."


Jon Kalman Stefansson
Extrait de "Entre ciel et terre"


Source : http://oraney.blogspot.com

Poème




Etre fidèle à ceux qui sont morts ce n'est pas s'enfermer dans sa douleur
Il faut continuer à creuser son sillon : droit et profond
Comme ils l'auraient fait eux-même.
Comme on l'aurait fait avec eux.                    Pour eux.
 
Etre fidèle  à ceux qui sont morts...... C'est vivre
comme ils auraient vécu. Et les faire vivre
en nous. Et transmettre leur visage, leur voix, leur message
aux autres.
A un fils, à une frère, ou à des inconnus,
aux autres quels qu'ils soient.        Et la vie tronquée
des disparus.........alors germera sans fin.
 
                                                     Martin Gray

Rien Qu'un Sourire...




 
« Un Sourire Ne Coûte Rien Et Produit Beaucoup,

Il Enrichit Celui Qui Le Reçoit Sans Appauvrir

Celui Qui Le Donne,


Il Ne Dure Qu'un Instant, Mais Son Souvenir

Est Parfois Éternel,


Personne N'est Assez Riche Pour S'en Passer,

Personne N'est Assez Pauvre Pour Ne Pas Le Mériter,


Il Crée Le Bonheur Au Foyer,

Soutient Les Affaires,

Il Est Le Signe Sensible De L'amitié,


Un Sourire Donne Du Repos À L'être Fatigué,

Donne Du Courage Au Plus Découragé

Il Ne Peut Ni S'acheter, Ni Se Prêter, Ni Se Voler,


Car C'est Une Chose Qui N'a De Valeur

Qu'à Partir Du Moment Où Il Se Donne.


Et Si Toutefois,

Vous Rencontrez Quelqu'un Qui Ne Sait Plus Sourire,

Soyez Généreux Donnez-Lui Le Vôtre,


Car Nul N'a Autant Besoin D'un Sourire

Que Celui Qui Ne Peut En Donner Aux Autres."


Raoul Follereau (1903-1977).



Source :  http://oraney.blogspot.com

Recherche ton But








Dans la vie ; il est important d'avoir un but
Et d'avancer sans cesse vers lui.


Vois qu'il existe un dessein et
Un plan réel dans ta vie ;


Même si tu ne les vois pas toujours clairement.


Quand tu descends dans une vallée ;
ou lorsque le chemin est sinueux ;

tu ne peux pas toujours voir
Au-delà du prochain tournant.


Tu verras qu'il te sera donné
de temps à autre une expérience

spirituelle exaltante qui t'emportera
à travers les passages difficiles

Et te permettra de continuer ;

Peu importe ce à quoi tu es confronté.


Vise haut.

Plus c'est haut, mieux c'est !


Alors il te faudra continuer à avancer ;
à grandir, et à t'épanouir pour y arriver.


Tu ne peux jamais t'installer confortablement
et être satisfait de toi même

Et tu ne peux jamais, rester statique.


Tu cherches toujours à atteindre le barreau suivant sur l'échelle de la vie,

et tu sais que chaque barreau
Te mène plus près du but ;

aussi éloigné puisse-t-il être.


Alors,
Continue encore et toujours ;

et n'abandonne
Jamais !



Extraits de « La Petite Voix » — Méditations — Eileen Caddy


Source : http://oraney.blogspot.com/


Demeure dans l'Apaisement



Sois tranquille et réceptif à la vie.

Le plus tranquille et le plus réceptif possible, 
car c'est dans le calme que tu peux entendre ma petite voix tranquille.

C'est dans le calme que tu deviens conscient
de mes merveilles tout autour de toi.

Tu deviens très sensible aux choses importantes de la vie,
et dans cet état de sensibilité,

Les portes peuvent être grandes ouvertes
et tout peut arriver.

Tu dois chercher et trouver des moments de paix et de tranquillité,
 peu importe que tu sois une personne occupée.

Cela n'a pas besoin de durer longtemps.


Tu verras que ces quelques moments en communion silencieuse 
avec moi feront merveille dans tout ce que tu fais.

Au lieu de te jeter étourdiment dans un projet,
ou de faire une chose par devoir,

Ton attitude envers tout ce que tu entreprends
sera une attitude de bénédiction, de louange et de grâce.


Parce que ton attitude et ton approche sont justes,

Seul le meilleur peut en sortir et apporter
des bénédictions à toutes les âmes qu'elles touchent.


Extraits de « La Petite Voix »  Eileen Caddy
Source : http://oraney.blogspot.com




La lumière au bout du tunnel






La Lumière au bout du tunnel

L'Angoisse, ce sournois et redoutable ennemi
Qui par sa véhémence peut bouleverser ta vie
Peut te faire croire sans préavis
Que tout ce que tu as bâti
Restera à jamais terni.

C'est un sentiment si fort et si puissant
Qui t'habite, qui en toi érige son nid
Qui ouvre toutes grandes les portes du néant
Sans t'indiquer la voie de la sortie.

Il provoque en toi tout un renversement
Une profonde remise en question constante
Il t'étouffe et se nourrit de tes tourments
Et semble s'imposer de façon permanente.

Où sont passées ces journées ensoleillées
Faiblement gravées sur le parchemin de ta mémoire
Ta spontanéité, ta joie de vivre et ta gaieté
Qui remplissaient l'Âme que tu es de gloire?

Le souvenir du bien-être, de cette paix intérieure
Ces sentiments que tu perçois si lointains
Rendus inaccessibles par cette bête de malheur
Qui les engloutit par son insatiable faim.

Vis ton angoisse, fais-la tienne
Étudie ses moindres gestes sans les craindre
Il y a des états d'âme qu'il faut que tu apprennes
À apprivoiser pour mieux les vaincre.

Persévère car en toi se trouve la clé
Qui te permettra d'ouvrir le portail sans peur
Et de retrouver les rayons irradiants convoités
Cette chaleur enveloppante du BONHEUR.

Il subsiste toujours un accès de sortie
Caché ou même profondément enseveli
Sous cette répugnante bête vorace
Qu'est cette fétide angoisse.

Arme-toi de la pelle dorée de la PATIENCE
Et creuse au plus profond de cette plaie
Pour en faire surgir l'anse
Du vase de cristal de la PAIX.

Goûte une à une les précieuses secondes de clarté
Que tes coups de pelle ont provoquées
Ces petites embrasures d'où percent les rayons
D'un avenir pas si lointain et qui sent bon.

Transforme ton angoisse en colère
Donne-lui toute la place, laisse-la jaillir
Imprègne-toi de son odeur amère
Pour mieux pouvoir l'anéantir.

La COLÈRE s'extériorise plus facilement
Évacue-la INTELLIGEMMENT
Sans blesser ceux qui t'entourent
Si impuissants mais pleins d' AMOUR.

Quoi qu'il arrive n'oublie jamais
Qu'il y a dans ton jardin secret
L'accès au BONHEUR personnel
Cette LUMIÈRE au bout du tunnel


Lucie St-Gelais

Source : http://www2.csenergie.qc.ca/st-sauveur/Lucie/accueileducatif.html




Le Bonheur c'est tout petit...





Le bonheur c'est tout petit,
Si petit que parfois on ne le voit pas.
Alors on le cherche,
On le cherche partout.

Il est là, dans l'arbre qui chante dans le vent,
L’oiseau le crie dans le ciel,
La rivière le murmure,
Le ruisseau le chuchote,
Le soleil, la goutte de pluie le disent.

Tu peux le voir, là,
Dans le regard de l'enfant,
Le pain que l'on rompt et que l'on partage,
La main que l'on tend.

Le bonheur c'est tout petit,
Si petit que parfois on ne le voit pas.
Et on le cherche dans le béton,
L’acier, la fortune.

Mais le bonheur n'y est pas,
Ni dans l'aisance, ni dans le confort.
On veut se le construire
Mais il est là, à côté de nous.

Et on passe sans le voir
Car le bonheur est tout petit,
Il ne se cache pas, c’est là son secret.
Il est là tout près de nous
Et parfois en nous.

(Auteur inconnu)


Le Bonheur c'est tout petit...





Le bonheur c'est tout petit,
Si petit que parfois on ne le voit pas.
Alors on le cherche,
On le cherche partout.

Il est là, dans l'arbre qui chante dans le vent,
L’oiseau le crie dans le ciel,
La rivière le murmure,
Le ruisseau le chuchote,
Le soleil, la goutte de pluie le disent.

Tu peux le voir, là,
Dans le regard de l'enfant,
Le pain que l'on rompt et que l'on partage,
La main que l'on tend.

Le bonheur c'est tout petit,
Si petit que parfois on ne le voit pas.
Et on le cherche dans le béton,
L’acier, la fortune.

Mais le bonheur n'y est pas,
Ni dans l'aisance, ni dans le confort.
On veut se le construire
Mais il est là, à côté de nous.

Et on passe sans le voir
Car le bonheur est tout petit,
Il ne se cache pas, c’est là son secret.
Il est là tout près de nous
Et parfois en nous.

(Auteur inconnu)


Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...